
Les pratiques multilatérales sont le reflet des mutations du système international. Elles constituent à la fois un poste d’observation privilégié des changements dans l’espace mondial et un levier pour les acteurs concernés pour contester ou consolider ces changements. Bien que les institutions multilatérales aient été mises en place au lendemain de la seconde Guerre Mondiale et soient dominées par les États-Unis, les acteurs politiques du Sud et en particulier les États africains ont dès le départ joué un rôle structurant bien que méconnu en leur sein. Par ailleurs, la nature globale des problématiques contemporaines rend leur traitement limité par les États seuls, qui doivent s’appuyer sur les infrastructures du multilatéralisme.
À ce jour, les institutions multilatérales sont le meilleur outil pour faire face au réchauffement climatique et réaliser les objectifs du développement durable. Leur étude approfondie est indispensable, depuis l’Afrique, pour qu’une production académique directement concernée par ces enjeux existe, et que des actions soient prises dans la direction d’un système international plus juste et équitable pour le continent. Une compréhension fine de ces institutions par les acteurs africains permettrait aux États du continent de peser encore plus sur les décisions globales. Le programme NAAM propose une cartographie des acteurs africains dans les institutions multilatérales contemporaines et s’associe à une approche historique, en générant des données sur l’évolution de ces implications depuis les premières indépendances africaines. In fine, ces connaissances constitueront une ressource précieuse pour les décideurs et diplomates des pays africains et des organisations multilatérales continentales.
Les chercheur·e·s et membres impliqué·e·s dans NAAM.