Par Saliou Dieng | Publié dans The Conversation le 4 mai 2026

Dans un contexte de recomposition accélérée de l’ordre international, la Russie opère un retour stratégique en Afrique en mobilisant une approche hybride combinant hard power et soft power. À travers le déploiement de l’Africa Corps et une offensive d’influence culturelle, médiatique et éducative, Moscou cherche à s’imposer comme un acteur incontournable face aux puissances occidentales.

L’analyse proposée par Saliou Dieng met en lumière les ressorts de cette stratégie :
👉 une volonté de rompre l’isolement diplomatique de la Russie,
👉 une mobilisation d’un discours souverainiste et anticolonial,
👉 une montée en puissance des instruments d’influence (bourses, médias, réseaux culturels).

Cependant, cette présence reste ambivalente. Si elle séduit une partie des opinions publiques, notamment au Sahel, elle se heurte à plusieurs limites :

  • une dépendance forte au levier sécuritaire,
  • une absence de stratégie économique structurée,
  • des controverses liées à certaines pratiques, notamment le recrutement de ressortissants africains dans le conflit ukrainien.

Dans ce contexte, les États africains adoptent une posture de multipolarité pragmatique, diversifiant leurs partenariats entre la Russie, la Chine et les puissances occidentales, afin de préserver leurs marges de manœuvre.

💡 Cette contribution offre une grille de lecture essentielle pour comprendre les transformations actuelles des rapports de puissance et les dynamiques d’influence à l’œuvre sur le continent africain.


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