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Mamadou Cissokho

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Présentation

Plus qu’une simple occupation militaire des territoires conquis, la colonisation, c’est aussi une imposition de nature culturelle, politique et, surtout, scientifique. Déclinée sous le vocable d’impérialisme scientifique, cette dernière implique une négation pure et simple de la raison scientifique des Autres et de considérer celle occidentale comme la seule et unique raison authentique et valable.

Envahie, colonisée et dominée, l’Afrique, comme toutes les autres contrées envahies, a fait les frais de cet impérialisme scientifique occidental. Dès lors, toute entreprise scientifique, pour accéder à la dignité de « science », doit se faire sous le prisme de la bibliothèque occidentale. Cet état de fait justifie, à juste titre, la naissance d’un courant de pensée appelant à la désobéissance épistémique.

Toutefois, si cet appel à la désobéissance fait plus écho dans les autres disciplines des sciences sociales, les sciences juridiques, quant à elles, restent de marbre. Quelles en sont les raisons ? Qu’est-ce qui justifie cette réticence des juristes africains à s’ouvrir à cette approche décoloniale ? Est-ce simplement un déni de leur part ou bien la spécificité des sciences juridiques, eu égard à leur dimension dogmatique, constituerait un obstacle ontologique à cette approche ?

Biographie

Mamadou CISSOKHO est doctorant en droit privé à la FSJP-UCAD. Après une Licence en 2016 et un Master Recherche en 2019, il s’est engagé en Thèse avec comme sujet de recherche : « La codification du droit des biens au Sénégal ». Passionné de recherches, il collabore actuellement en qualité de prestataire avec le LASPAD dans le cadre des séminaires.

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