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Présentation

Parce que voulant semble-t-il être au rendez-vous du troisième millénaire, les dirigeants africains postindépendistes, ceux du Sénégal en particulier, vont décider de lever la langue du colonisateur – le français – à la dignité de langue nationale. Comme tel, celle-ci sera la langue qui gouvernera tous les aspects de la vie du tout nouvel État. Administration, justice, enseignement, législation, etc., tout sera fait sous la fécule de la langue dite de Molière.

Cependant, cette extraversion linguistique, quels que puissent en être les motifs, est sujette à une énorme problématique. Le fait étant que la majorité de la population ne comprend pas cette langue étrangère. Le Droit ou plus précisément la Loi qu’elle (la population) n’est pas censée ignorer est rédigée dans une langue qui ne lui inspire que complexe et étrangeté.

Dans pareille circonstance, qu’il y a-t-il lieu de faire ? Ne faudrait-il pas donner leur chance aux langues locales mieux comprises et mieux maîtrisées par les citoyens ? Qu’est-ce qui justifie cette mise sous silence des langues locales dans la conceptualisation et la vulgarisation de la science juridique ?

Biographie

Maîtresse de conférence titulaire des facultés de droit et membre permanent du Laboratoire d’Etude et de Recherche Critiques sur le Droit en Afrique – Guy Adjété KOUASSIGAN (LERCDA – GAK)

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