LERCDA
- Écrire la science juridique à partir de l’Afrique !
L’ordre du discours juridique en Afrique subsaharienne
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Résumé
Parce que voulant, semble-t-il, être au rendez-vous du troisième millénaire, les dirigeants africains des indépendances, ceux du Sénégal en particulier, vont décider de lever la langue du colonisateur – le français – à la dignité de langue nationale. Comme tel, celle-ci sera la langue qui gouvernera tous les aspects de la vie du tout nouvel État. Administration, justice, enseignement, législation, etc., tout sera fait à travers la langue dite de Molière.
Cependant, cette extraversion linguistique, quels que puissent en être les motifs, est problématique : la majorité de la population ne comprenant pas cette langue qui demeure étrangère. Le Droit ou plus précisément la Loi qu’elle (la population) n’est pas censée ignorer est rédigée dans une langue qui ne lui inspire que complexe et étrangeté.
Dans pareille circonstance, le retour à la source ne s’impose-t-il pas ? Ne faudrait-il pas donner leur chance aux langues locales mieux comprises et mieux maîtrisées par les citoyens ? Qu’est-ce qui justifie cette mise sous silence des langues locales dans la conceptualisation et la vulgarisation de la science juridique ?
Biographie
Younouss Ababacar Sadekh Sané a rejoint la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques (FSJP) de l’UCAD au tout début de l’année 2017. Moins de trois ans plus tard, il a obtenu sa Licence. Naturellement curieux, il a toujours eu un penchant pour la découverte. Cela l’a conduit à intégrer le Master Recherche en Droit Privé et Sciences Criminelles. Ayant atteint le grade de Maître en Droit Privé depuis janvier 2024, il est actuellement doctorant affilié au LERCDA-GAK de la FSJP/UCAD et chercheur junior au LASPAD depuis août 2024.
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